Spectacle de danse dans le cadre du Festival Flamenco.
Merche Esmeralda, Belén Maya, Rocío Molina danse
José Luis Rodriguez, Paco Cruz, Manuel Cazás guitare
Antonio Campos, Jesús Corbacho, Tamara Tañé chant
Sergio Martinez percussion
Direction artistique Mario Maya
Mujeres, ultime signature du regretté Mario Maya, est la rencontre explosive de trois générations, de trois tempéraments, de trois univers du baile. L’expérience, la volupté, l’innovation. Merche Esmeralda a tout connu, tout dansé et s’épanouit encore avec une dignité intemporelle ; Belen Maya vit la danse comme la fusion harmonieuse du corps et de l’esprit ; la jeune Rocío Molina n’est pas seulement volcan en éruption. Trois générations, trois styles, trois univers, et toute la danse féminine à elles trois.
Merche la sévillane a désormais ouvert son académie de danse à Madrid et impose toujours sa majesté classique. Au sommet dans les années quatre-vingt, elle avait triomphé partout, notamment avec le Ballet National d’Espagne, héroïne inégalée de L’amour sorcier (Manuel de Falla), puis tourné en 1995 dans le film Flamenco de Carlos Saura. En 1996, elle fonde sa compagnie, crée une première version de Mujeres (avec Sara Baras et Eva Yerbabuena) et partage son temps entre l’enseignement et ses projets artistiques. Issue de l’école sévillane et adoptée par Madrid, Merche est une authentique « maestra », aussi passionnée que réfléchie, modèle d’enthousiasme et de sobriété.
Belén Maya, elle, c’est d’abord ce physique atypique, corps et grâce d’oiseau, capable de surprenantes métamorphoses, à la fois flamenca d’un autre temps dans les arabesques de ses mouvements de bras puis danseuse contemporaine sur un éclair vite gommé. Fille de Mario Maya et Carmen Mora, née à New York lors d’un séjour américain de ses parents, elle a sillonné le monde, côtoyé tous les grands du baile (Manolete, Javier Baron...) et fait sensation dans toutes les compagnies comme soliste (Carmen Cortes, Andaluza de Danza...). Femme soucieuse du sort des femmes, danseuse d’une légèreté électrique, Belen Maya, au sens propre, est un oiseau rare.
Avec Rocío Molina, jeune prodige de Malaga, au feu les états d’âme. Elle quitte Malaga pour Madrid à 13 ans, découvre le Japon et les USA à 17 ans au sein de la compagnie Maria Pagès, se produit en soliste deux ans plus tard et s’offre même, au City Center de New York, un duo avec Israel Galván. Mise en bouche. Elle monte son premier spectacle en 2005, El Eterno retorno, enchaîne en 2006 avec Turquesa como el limón et crée Almario en 2007 à Jerez (joué en clôture du festival de Nîmes l’an dernier). Elle est bien la dernière grande révélation de la danse féminine, mais précocité ou travail acharné n’expliquent pas tout. Rocío a su d’emblée imposer une manière bien à elle de fondre ingénuité et puissance, sensualité et profondeur. Comme l’écrit Juan Verguillos, critique du Diario de Sevilla, « Rocío est plusieurs danseuses en une et détient la stupéfiante capacité d’assimiler à son propre style les formes les plus éloignées »…
Au Théâtre de Nîmes :
Samedi 24 janvier à 21h et dimanche 25 janvier à 15h. Tarifs : de 16 € à 32 €.
Théâtre de Nîmes
BP 463
30007 Nîmes Cedex
Tel : 04 66 36 65 00
Fax : 04 66 36 65 05
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