Spectacle dans le cadre du Festival Flamenco.
1ère partie
La Rubia danse
El Niño de la Fragua, Matilde Gomez chant
Juan de Clemente guitare
2ème partie
Luis de Almería chant
Jesús de la Manuela, Emilio Cortes chant
Tony Hernandez guitare
Juan Cortes percussion
Isabel Cortes palmas et danse
Luis de Almería s’est épanoui dans le sud de la France et la Marseillaise est désormais « La Rubia »,
danseuse de Jerez.
Impénétrables voies du flamenco... On peut être l’homonyme d’une célèbre biochimiste du Sussex (Jenny Pain), grandir par hasard à Marseille, y côtoyer bizarrement quelques gitans saisis par la fièvre et succomber tout feu tout flamme aux dieux du flamenco qui ignorent pourtant tout de l’OM ou de la Bonne Mère. Asi es ! Et c’est ainsi qu’est née La Rubia (la blonde), danseuse au tempérament de feu, flamenca jusqu’au bout des ongles, chorégraphe et artiste enthousiaste, bien décidée à vivre sa passion sans compter. Et ça marche du feu de dieu... Baptisée « La Rubia » par La Tati, la blonde marseillaise aux origines anglo-saxonnes se forme à Madrid, fait un tabac partout en France, dirige plusieurs années « El Boleco », le tablao de Marseille, où elle met sur pied de subtiles rencontres entre gitans et non gitans, et décide il y a cinq ans de s’installer à Jerez, dans le cratère du volcan. Sacré défi, enlevé haut la main. La Rubia, toute en émotions généreuses, est vite adoptée, respectée, reconnue et entame du coup une nouvelle carrière, cette fois internationale. Ce soir, elle est de retour sur ses terres, artiste épanouie et radieuse, décidée plus que jamais à danser ses rêves en vrai...
Les Cortes, installés comme bien d’autres gitans d’origine andalouse dans la région marseillaise, ont repris le flambeau du flamenco. Haut et fort. A Port-de-Bouc, sur le golfe de Fos, le clan de Manolo Cortès s’est mué en pépinière : Isabel est danseuse confirmée et cinq de ses sept frères sont professionnels du cante, dont Luis, l’une des grandes voix du flamenco de France. Luis de Port-de-Bouc est devenu Luis de Almería (la ville de ses ancêtres, avant l’exil en Algérie) et a imposé très tôt sa puissance, sa maîtrise, sa personnalité, son charisme. De tournées au bout du monde (et même en Espagne) en rencontres fructueuses (les chanteurs José Mercé ou Rafael Farina, les guitaristes Tomatito ou Vicente Pradal, le ténor Rubén Velasquez...), sa carrière foisonnante s’est aussi enracinée sur ses terres d’adoption. Auteur et compositeur, son groupe « Luis de Almería y su cuadro flamenco » sillonne la France depuis des années et l’école qu’il a fondée à Marseille, Los Flamencos, transmet la flamme allumée il y a des lustres par ses aïeux andalous.
Au Théâtre de l'Odéon à 20h. Tarifs de 10 € à 14 €.
Théâtre de Nîmes
BP 463
30007 Nîmes Cedex
Tel : 04 66 36 65 00
Fax : 04 66 36 65 05
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