© Théâtre de Nîmes

Concert dans le cadre du Festival Flamenco.

1ère partie
Juan José Amador chant
Eugenio Iglesias guitare
Production Calcaba 2000 Records - Pascal Ginac.

2ème partie
Fernando Terremoto chant
Alfredo Lagos guitare
Carlos Grilo et Luis « Cantarote » palmas
Production A Negro Producciones.

3ème partie
José Antonio Pantoja « Chiquetete » chant
Eugenio Iglesias guitare
Doctor Kelly, El Chupete palmas

Hommage au cante, pivot historique du flamenco. Après les maestros d’époque (Fosforito, Chano Lobato), les créateurs inspirés (Enrique Morente) ou les dauphins surdoués (Miguel Poveda), Nîmes crée cette année l’événement en réunissant trois grands chanteurs dans une même soirée. De style, de personnalité ou de génération distincts, ce trio évoque à lui seul la vitalité et le foisonnement du chant profond.

Juan José Amador, né en 1960, est le chef de file d’un clan de gitans sévillans qui a bouleversé le paysage et ouvert en grand la brèche du « nuevo flamenco » avec, entre autres, le célèbre groupe Pata Negra, animé par ses cousins Raimundo et Rafael Amador. Juan José, formé comme tant d’artistes du cru à l’école des tablaos de Séville (Los Gallos, El Arenal), recherché depuis trente ans par toutes les compagnies de danse (de Mario Maya à Juana Amaya), s’est lui aussi frotté aux nouveaux courants, capable d’alterner sans heurt entre répertoire classique et flamenco rock. D’une élégance rare, sûr de sa puissance et de sa rigueur rythmique, Juan José Amador est un grand chanteur à l’ancienne ouvert aux courants novateurs, un artiste de grande expérience, toujours charismatique.

Fernando Terremoto, lui aussi gitan (de Jerez), est longtemps resté le fils de l’autre Fernando, l’immense Terremoto de Jerez, l’un des chanteurs culte des années cinquante, artiste hétérodoxe, inclassable, totalement instinctif. L’ombre envahissante du père s’est peu à peu dissipée et Fernando Terremoto a peu à peu imposé sa présence, sa fougue, sa précision pour réinventer son nom prestigieux. Né en 1969 et d’abord guitariste, « Terremoto hijo » a d’abord écumé peñas et festivals andalous, s’est révélé à Madrid au célèbre tablao « Zambra », a croisé tôt la route du danseur Israel Galván et connu sa première heure de gloire en 1998, raflant trois premiers prix au prestigieux concours de Cordoue. Avec la tournée triomphale de La Edad de Oro (aux côtés d’Israel Galván et Alfredo Lagos), il s’est libéré, affirmé plus encore. Plus rayonnant que jamais.

José Antonio Pantoja « Chiquetete » vient d’avoir 60 ans et a décidé il y a quelques années de revenir à ses premières amours, à cette source flamenca qu’il avait délaissée dans les années quatre vingt. Nîmes aura la primeur de cette réapparition et c’est un privilège. Élevé dans le quartier sévillan de Triana, il avait d’abord formé le fameux trio « Los Gitanillos del Tardon » (avec Manuel Molina et El Rubio) puis accompagné tous les grands danseurs de sa génération avant de se lancer seul dans la chanson populaire, ce monde de la « copla » où sa célèbre cousine, Isabel Pantoja, était déjà au sommet. Entre rythmes de « sevillanas » et chansons dites andalouses, avec des tubes planétaires (Esta cobardia, Ser amante...) et plus de trente cinq disques à succès, Chiquetete est devenu une star dans tout le monde hispanique et même aux USA. Sa voix haute et voilée, son
élégance de latin lover ou ses mélodies très populaires n’expliquent pas tout. Chiquetete avait préservé grain et flamme des origines. Son retour au flamenco des « tangos » ou de la « solea de Triana » est un évènement.

Au Théâtre de Nîmes à 20h. Tarifs de 16 € à 32 €.

Renseignements :

Théâtre de Nîmes
BP 463
30007 Nîmes Cedex
Tel : 04 66 36 65 00
Fax : 04 66 36 65 05

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