Exposition dans le cadre de "Casanova Forever"
Paul-Armand Gette, Didier Trenet et Marie-Ange Guilleminot ont conçu un projet d’exposition qui occupe l’espace du Musée et celui de Rochebelle, situé à proximité. Le premier a ainsi décrit ses intentions : « De l’image pas très nette du faux chevalier de Seingalt, je ne retiendrai que le rôle qu’y joue la séduction que les femmes ont exercée sur lui. C’est peut-être une manière inhabituelle d’aborder le personnage ou le problème, mais ce sera la mienne pour traiter le sujet qui nous est proposé. C’est un peu facile d’établir une réputation et de lire les histoires à sens unique, surtout quand elles sont racontées par le héros lui-même, la tentation est alors grande d’en rajouter et d’embellir le quotidien. C’est la femme séductrice que nous allons donc tenter de vous montrer plutôt que les assauts ou le côté louche du Vénitien, car en dépit de ce que nous livrent ses écrits, il fut sans doute aussi séduit que séducteur... »
« L’oeuvre de Didier Trenet est érudite, nourrie d’une connaissance approfondie de l’histoire de l’art et de la culture classique et contemporaine. L’art auquel il se réfère s’inscrit définitivement dans la vie, logée dans les plis du réel qu’il s’emploie à effeuiller patiemment. Ses choix affirment aussi son indépendance, ce qu’en d’autres temps on aurait nommé la libre pensée, celle qui s’affranchit des convenances et des lois. Il faudrait d’ailleurs explorer plus avant ce qui lie profondément l’oeuvre de Didier Trenet au courant philosophique libertin, tel que les arts s’en sont emparés au XVIIIe siècle. Et dont l’enjeu est on ne peut plus contemporain. » (Claire Legrand)
De son côté, Marie-Ange Guilleminot exprime la vulnérabilité des corps et des êtres, la fragilité et l’ambiguïté, inhérentes à toute relation. Le corps de l’artiste, « utilisé comme matière brute », et le vêtement, à la fois double peau, chrysalide fragile, s’exposent et nous exposent à une relation troublante et transgressive : celle d’un échange profondément intime, tactile. L’artiste met son corps en jeu, l’offre au regard, au geste impudique, troublé ou embarrassé du regardeur invité à établir un échange. De cette double relation de confiance et d’abandon, de cet usage du corps comme vecteur de communication vers l’Autre, émane un érotisme qui renvoie chacun à sa sexualité, à ses propres limites. Marie-Ange Guilleminot cultive l’ambiguïté et soulève le voile de l’intime, de l’interdit.
Commissaire associée : Aleth Jourdan, conservateur du patrimoine
Musée Bibliothèque Pierre André Benoit et Espace de Rochebelle
En juillet et août, tous les jours de 14 h à 19 h / en septembre,
du mardi au dimanche de 14 h à 18 h.
Espaces partiellement accessibles aux PMR.
Musée Bibliothèque Pierre André Benoit et Espace de Rochebelle
Rue de Brouzen - 30100 Alès
T : 04 66 86 98 69
Muséum d’Histoire naturelle
13 boulevard Amiral Courbet - 30000 Nîmes
T : 04 66 76 73 45
Fonds régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon
4 rue Rambaud
34000 Montpellier
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Fax : 04 99 74 00 49
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