Pièce de théâtre de Erik Slabiak
Direction : Eric Slabiak
Avec : Eric Slabiak (chant, violon), Franck Anastasio (guitare), Dario Ivkovic (accordéon), Aidje Tafial (Batterie), Julien Herné (basse)
Eric Slabiak et les musiciens qu’il a réunis nous invitent à découvrir un spectacle de chansons du répertoire yiddish mêlées à des adaptations de standards américains et français en yiddish. Mais ces chansons ne sont pas au hasard, elles ont un fil conducteur mélancolique et tendre : le roman familial d’Eric Slabiak et son tournant tragique dans le Paris des années 40.
Le yiddish n’a jamais été une langue morte chez nous. Lors des réunions de famille, quand on s’arrêtait de parler, c’était pour jouer de la musique et pour chanter. Mon père au piano, mes oncles au violon, à la guitare et à la contrebasse, on passait ainsi allègrement des couplets de Georges Brassens, Georges Ulmer ou Léo Ferré aux chansons de Mordechaï Gebirtig, Sholom Secunda et Avram Goldfaden. C’était notre patrimoine, les chansons françaises d’aujourd’hui mêlées aux couplets yiddish du passé en Pologne. Il y a tant de passerelles musicales entre le Shtetl de mes ancêtres et l’Amérique de Gershwin, tant de notes communes aux mélopées des crooners et au swing des fantaisistes juifs, tant de parenté entre les rengaines des chanteuses réalistes et les complaintes des tragédiennes éplorées…
Le yiddish est bel et bien une langue vivante qui trace sa route en empruntant parfois ses plus célèbres refrains au répertoire international. Modestement, j’ai voulu être un maillon de cette Yiddishkeit ; j’ai demandé à Boris Bergman, Yitskhok Niborski et Gilles Rozier de m’écrire les adaptations de chansons que j’aime. Ainsi je constitue mon répertoire. Douce France est devenue Frankraykh Mayne, La Tendresse, Liebkeit, Un jour tu verras, S’vet kumen a tog…
Eric Slabiak
Théâtre de Grammont :
Mercredi 15 Decembre 2010 - 19:00
Jeudi 16 Decembre 2010 - 20:45
Renseignements :
Théâtre des 13 Vents
Domaine de Grammont
CS 69060
34965 Montpellier cedex 2
Tél. 04 67 99 25 00