Des trottoirs de Kinshasa aux plus grandes scènes internationales, Staff Benda Bilili est un vrai phénomène de société. Un hymne à la joie de vivre et de se dépasser.
APPROCHÉ AU COIN D’UNE RUE de Kinshasa, entouré d’enfants vagabonds, le groupe de musiciens congolais, atteints de poliomyélites, est aujourd’hui convoité par les plus grands festivals internationaux, comme Buena Vista Social Club en son temps. Une incroyable success story qui a fait l’objet d’un film et a défrayé la Croisette au Festival de Cannes. Benda Bilili, c’est-à-dire « regarder au-delà des apparences », éclaire « ce qui est dans l’ombre », comme si la musique avait ce pouvoir de nous faire oublier la misère et les handicaps. Mais Ricky, Coco, Théo et Roger sont avant tout de grands aventuriers du tempo. Dans la misère la plus dure, ils font notes de tout bois, comme le luth électrique à une corde, fabriqué avec une boîte de conserve et un arc, inventé par Roger, ex-shégué de 17 ans, musicien prodige recueilli par Ricky. Derrière ces musiciens d’une richesse intérieure impressionnante, une section rythmique juvénile, entièrement acoustique. Juchés sur des tricycles spectaculairement améliorés ou sur des béquilles, ils n’hésitent pas à se glisser parfois sur le sol pour danser. Leur musique nous fait aimer la vie plus que jamais. Les percussions bricolées-maison nous font vibrer et la pulsion de la rumba kinoise, les grooves chaloupés du reggae, et ceux syncopés du funk, nous font connaître la joyeuse folie des nuits de Kinshasa.
Jeudi 31 mai 2012 à 20h - Théâtre de Nîmes
Théâtre de Nîmes
1 Place de la Calade BP 463
30007 Nîmes Cedex
Tel : 04 66 36 65 00
Fax : 04 66 36 65 05
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