Languedoc-Roussillon


 

« La conquête spatiale des petits corps » le jeudi 15 janvier 2015


Par Patrick Michel, astrophysicien, Directeur de Recherches au CNRS, Observatoire de la Côte d’Azur. Astéroïdes et comètes constituent les briques restantes de la formation des planètes et donc une mine d’information sur la composition initiale du Système solaire. Comment les étudie-t-on ? Représentent-ils un risque pour l’humanité à plus ou moins long terme? Des mesures sont-elles prises pour nous en protéger ?

Docteur en astrophysique et ingénieur en aéronautique et techniques spatiales, Patrick Michel est Directeur de Recherches au CNRS où il est responsable de l’équipe TOP (Théories & Observations en Planétologie) du Laboratoire Lagrange de l’Observatoire de la Côte d’Azur.
Il est spécialiste des petits corps du Système solaire et du processus de collisions.
Il a co-dirigé l’équipe scientifique de la mission spatiale Marco Polo-R de retour d’échantillon d’un astéroïde primitif étudiée à l’Agence Spatiale Européenne (ESA) en 2011-2013. Il est membre des équipes scientifiques des missions OSIRIS-Rex (USA) et Hayabusa 2 (Japon) dont les lancements sont prévus en 2016 et 2014 pour rapporter des échantillons d’astéroïdes primitifs géocroiseurs. Il dirige l’équipe scientifique chargé de suivre l’étude de la mission de déviation d’astéroïde AIDA à l’ESA et la NASA. Il est responsable du groupe de travail chargé des simulations numériques de déviation d’astéroïde par impact dans le Consortium Européen NEOShield financé par la Commission Européenne.

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Il y a environ 4,5 milliards d’années, notre Système solaire était constitué du Soleil autour duquel évoluait un disque de gaz et de poussières. Les collisions entre ces poussières ont permis l’agglomération de corps de plus en plus gros, aboutissant à la formation de nos planètes. D’autres corps n’ont pas pu s’agglomérer et constituent les briques restantes de ce stade de formation planétaire : ce sont les astéroïdes et les comètes qui ont survécu à ce passé lointain et qui contiennent une mine d’information sur la composition initiale du Système solaire dont ils ont gardé la mémoire.
Petits corps glacés, qui résident pour la plupart aux confins du Système solaire, les comètes constituent de véritables congélateurs qui ont conservé les restes de la matière primitive de notre Système solaire, ainsi que, peut-être, les composants essentiels qui ont permis à la vie d’émerger sur Terre. Les astéroïdes, quant-à-eux, résident dans des régions moins distantes du Soleil, et, pour certains d’entre eux, semblent posséder des propriétés proches de celles des comètes.
Des missions spatiales passées à la rencontre de quelques comètes et astéroïdes nous ont permis d’augmenter considérablement nos connaissances de ces petits corps. Comment les étudie-t-on ? Représentent-ils un risque pour l’humanité à plus ou moins long terme? Des mesures sont-elles prises pour nous en protéger ?
Les missions en cours ou les projets envisagés pour se protéger de ces objets, tels que la mission d’étude Asteroïds impact and Deflection Assessment (AIDA) actuellement à l’étude seront évoqués ainsi que les missions futures et les missions en cours telles que Rosetta qui rend actuellement visite à une comète, Dawn qui a rendu visite au deuxième plus gros astéroïde, Vesta, en 2011 et qui atteindra la planète naine Cérès au printemps 2015 ou la mission New Horizon qui atteindra Pluton en juillet 2015.
 

Tarifs :
– 4 € (tarif plein) ; 3 € (Pass’Agglo) ; 2,5 € (tarif réduit).

Abonnement pour 6 cours du soir ou conférences (au choix, validité 1 an) : 12 €
Gratuité pour les étudiants.