Les Bâtisseurs du Moyen-Âge à Saint-Gilles

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    Une formidable reconstitution historique de la construction d’un patrimoine d’exception et de la vie chevaleresque de l’époque à Saint-Gilles dans le Gard.

    Les journées dédiées aux « Bâtisseurs du Moyen-Âge » constituent l’un des 3 trois temps forts de la célébration des 900 ans du site abbatial de Saint-Gilles, au même titre que le retour des reliques du saint le 3 avril dernier, et avant le grand pèlerinage qui réunira 900 marcheurs le 27 août prochain.

    L’abbaye de Saint-Gilles, édifiée entre 1116 et le début du 13è siècle et plusieurs fois détruite et remaniée au cours de l’histoire, fait toujours référence dans le monde des compagnons bâtisseurs, notamment par sa façade et son fameux escalier en vis.

    L’événement, dédié à un vaste public de tous âges, mettra simultanément en lumière l’édifice et les techniques médiévales qui ont permis sa construction.

    Sous une forme ludique et festive, des spécialistes mettront en oeuvre les techniques utilisées pour construire les édifices médiévaux. Le chantier sera replacé dans son contexte historique. Près du camp du comte de Toulouse, les déambulations de chevaliers, les démonstrations d’archerie et les simulations de combats permettront une immersion dans la vie à l’époque du chantier de l’abbatiale et des péripéties donneront lieu à des spectacles aux arènes.

    Sur le chantier médiéval, se croiseront les tailleurs de pierres, les vitraillistes, les cordistes, le personnel chargé de mettre en place les échafaudages et de faire fonctionner la roue à écureuil, capable de soulever des pierres dépassant la tonne, tous étant sous la responsabilité du maître d’oeuvre, pendant que le moine enlumineur et son apprenti réaliseront leur travail minutieux dans la quiétude de la crypte de l’abbatiale.

    Ces journées, entièrement gratuites, donneront l’occasion de découvrir un chantier médiéval unique et de participer à la construction d’une abbaye, comme manouvrier d’un jour.

    Elles illustreront également la division de la société féodale en 3 ordres, indispensables l’un à l’autre : ceux qui prient (parmi lesquels les moines copistes et enlumineurs), ceux qui se battent (nobles, seigneurs et chevaliers) et ceux travaillent (artisans, paysans et marchands).

    PROGRAMME 

    Horaires des animations et spectacles identiques les jeudi 21 et vendredi 22 juillet

    Chantier médiéval – 14h à 24h (en continu) :

    – place de la République : démonstration de fabrication de vitraux, par un maître vitrailliste de l’Atelier du Renart Vert

    – place de la République : les bâtisseurs médiévaux. Un cordiste escaladera la tour nord de l’abbatiale afin d’y assembler, puis démonter, un échafaudage en bois. Petits et grands seront invités à hisser des charges lourdes au sommet de cette tour, grâce à la roue à écureuil. L’atelier de corderie confectionnera les liens nécessaires aux différents corps de métiers du chantier. Le maître d’oeuvre supervisera l’ensemble des travaux, en compagnie des tailleurs de pierres

    – ancien choeur : les tailleurs de pierres (compagnons de la Cayenne de Nîmes et compagnons des Devoirs Unis), assistés du ferronnier et du couvreur, sculpteront une représentation de l’abbatiale qui s’intègrera, à terme, dans le décor de notre ville

    – place Jean Jaurès : ce lieu accueillera le camp du comte de Toulouse, venu assister au début des travaux, et de sa maisnie. Il sera le siège de duels de chevaliers (Les Mercenaires du Temps, Aegidios), qui déborderont parfois en direction de l’église.

    – jardins du cloître : les archers (Archers du Lac) démontreront leur savoir-faire auquel le public pourra s’initier

    – église basse : le moine enlumineur et son apprenti (Les Mercenaires du Temps) tiendront leur atelier de calligraphie et de lettrines.

    Spectacle :

    – aux arènes à 18h et à 21h : « La lance d’or » (durée : environ 1h)

    Le spectacle témoigne du perpétuel affrontement entre le comte de Toulouse et les chevaliers de l’abbé de Saint-Gilles, par une compétition d’archers, une démonstration de combats pédestres et de spectaculaires batailles équestres

    Chasse au trésor familiale 

    – « A la quête de la biche d’or de Saint-Gilles » (6 à 12 ans)

    14h à 16h30 (rendez-vous à l’Office de Tourisme)

    Visites guidées 

    – Des visites guidées de l’ensemble abbatial sont proposées par les guides-conférenciers.

    Rendez-vous à 10h30 à l’Office de Tourisme (visite gratuite – durée : 1h30)

    « D’Espeyran à Saint-Gilles, une trajectoire historique » 

    Vendredi 22 juillet au château d’Espeyran :

    – 17h : présentation du livre de la collection DUO « Le château d’Espeyran, maison des illustres » par la DRAC et la Direction des Archives de France

    – 17h30: conférence  »D’Espeyran à Saint-Gilles, une trajectoire historique » par Patrick Florençon (historien au Centre des monuments nationaux) et les auteurs du livre DUO

    – 19h30 à 20h30 : visites générales ou thématiques du lieu

    – 19h30 à 24h : soirée festive avec pique-nique, animée par la chorale de Saint-Mathieu de Tréviers et le groupe musical Anacrouse, d’inspiration celtique.

    EXPOSITIONS 

    Du 11 juillet à mi-septembre – au Musée de la Maison Romane

    « SAINT-GILLES ET LA PAPAUTE » 

    Une exposition, présentée par la Ville de Saint-Gilles, dans le cadre du projet « 1116-2016 : naissance et renaissance d’un monastère roman », et conçue par Lucie Gibelin, stagiaire au sein de l’association d’Histoire, d’Archéologie et de Sauvegarde de Saint-Gilles.

    Elle relate les différents liens ayant existé entre la ville et les souverains pontifes (offrandes papales, sacralisations, bulles ou visites officielles) et dépeint certains personnages qui ont fait la gloire ou causé la décadence de Saint-Gilles.

    Etapes historiques :

    Consécration d’un autel par Urbain II : venu en visite officielle, peu de temps après avoir prêché la première croisade, au Concile de Clermont, le 27 novembre 1095.

    Appel à la croisade d’Innocent III : instaurateur d’une théocratie pontificale, Innocent III, symbole de la toute-puissance de l’église, se veut le gardien de la morale chrétienne, et excommunie nombre de seigneurs féodaux qui ne respectent pas la doctrine catholique. L’assassinat, le 15 janvier 1208, du légat du Pape Pierre de Castelnau, sur l’une des rives du Rhône à Saint-Gilles, sonnera le glas de l’apogée de la cité médiévale, alors grande puissance économique du fait de son port et de son pèlerinage

    Innocent III lance l’appel à la croisade contre les cathares en mars 1208, devant la résistance de certains barons du Midi et du comte de Toulouse à lutter contre le catharisme, jugé impie.

    « En avant donc, chevaliers du Christ ! En avant, vaillantes recrues de l’armée chrétienne ! (…) Appliquez-vous à détruire l’hérésie par tous les moyens que Dieu vous inspirera (…). Quant au comte de Toulouse (…), chassez-le, lui et ses complices, des tentes du Seigneur. Dépouillez-les de leurs terres, afin que les habitants catholiques y soient substitués aux hérétiques éliminés… ».

    Clément IV : bienfaiteur de la ville : natif de Saint-Gilles, il devient jurisconsulte sous le règne de Louis IX. Devenu Pape en 1265, il tentera de donner un nouveau souffle à sa ville. De nombreuses indulgences sont accordées, notamment aux personnes qui contribueront à la construction de l’abbatiale. Il s’éteint le 27 novembre 1268 et ne verra donc pas le rattachement du comté de Toulouse au royaume de France, deux ans plus tard

    Une perte d’importance pour l’église de Saint-Gilles, qui mènera à sa sécularisation. Elle changera de statut et devient collégiale en 1538, suite à la rédaction de la bulle ordonnée par Paul III.

    Du 11 juillet à mi-septembre – dans la crypte de l’abbatiale

    « REHABILITATION DU SITE ABBATIAL : UN PONT ENTRE IMAGINAIRE ET REALITE » 

    Réédition d’une exposition présentée en 2011 (Ville de Saint-Gilles/Office de Tourisme de Saint-Gilles)

    L’exposition se divise en deux volets :

    1/ Projet de recherche archéologique et archivistique franco-allemand, conduit en commun par l’IFAG (sous la direction des Professeurs Arno LEDERER et Jean Klaus JAN PHILIPP) et le Laboratoire d’Archéologie Médiévale Méditerranéenne (LAMM) de l’Université de Provence et du CNRS et cofinancé par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG) et son partenaire homologue français, l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR).

    Ce projet avait pour but d’ouvrir la réflexion du public à un nouvel aménagement du bâti religieux (cloître, bâtiments monastiques et ancien choeur) attenant à l’abbatiale romane.

    Il s’agissait de proposer une fonction muséologique intégrant les vestiges romans et l’utilisation de matériaux modernes.

    2/ La seconde partie de exposition présente les aménagements de ces espaces réalisés au cours de l’histoire, avec l’intervention d’architectes renommés(J. TAYLOR et Ch. NODIER, Charles-Auguste QUESTEL, Henri REVOIL) qui ont contribué à l’intérêt patrimonial, à la bonne conservation ou à la protection de l’abbatiale romane de Saint-Gilles.

    Cette exposition est une excellente occasion pour évoquer la prochaine campagne de restauration de la façade ainsi que les aménagements qui auront lieu sur l’ensemble du site de l’ancienne abbaye (cloître, bâtiments monastiques et ancien choeur).

    Une nouvelle accessibilité sera définie pour tous ces espaces, le cellier des moines sera ouvert au public et un parcours sera aménagé à destination des personnes à mobilité réduite.

     

    VILLE DE SAINT-GILLES – CONTACTS : 

    Informations touristiques : 

    OFFICE DE TOURISME de Saint-Gilles – Tél. : 04 66 87 33 45

    Internet : www.saint-gilles.fr 

     





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